Etapes à suivre pour se lancer dans l’artisanat

Lancez-vous dans l’artisanat

L’artisan dispose d’un savoir-faire particulier. Celui-ci a un rôle social important, il s’intègre à l’écosystème social et à la vie locale.

Vous avez toujours voulu devenir artisan à votre compte mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Futurs chocolatiers, électriciens, couturiers, cet article est fait pour vous.

1ère étape – Se poser les bonnes questions : l’artisanat est-il fait pour vous ?

  • Avez-vous suffisamment d’expérience dans votre domaine pour lancer votre activité à votre propre compte ?
  • Etes-vous prêts à dépasser les 35h de temps de travail par semaine ? Vous sentez-vous capable d’organiser et assumer votre activité ? Être à son compte demande un investissement considérable, il faut savoir être un roc dans la tempête.
  • Disposez-vous d’un carnet d’adresse pour débuter votre activité ou avez-vous la capacité de la promouvoir ? Il est plus simple d’avoir au moins quelques contacts pour se lancer, quitte à laisser faire le bouche-à-oreille par la suite. Il faut également être capable de communiquer et enrichir son réseau au fur et à mesure.
  • Vous lancez-vous seul dans ce projet ou votre entourage vous soutient-il ? Lancer son activité est une tâche difficile et risque de rapidement vous épuiser au début, si vous ne pensez pas avoir le soutien nécessaire hors du cadre de votre travail, réfléchissez y à deux fois. Avoir un espace de sérénité n’est pas négligeable lors de temps de crise.
  • Avez-vous des contacts professionnels pour vous installer tels que des comptables, des banquiers etc. ?

2ème étape – Se former à l’artisanat

Vous souhaitez vous reconvertir professionnellement ? Des solutions existent. En effet, il n’est pas trop tard pour se lancer dans l’artisanat. Pour créer son entreprise il faut obtenir un CAP du secteur. Il vous suffira de suivre une formation d’un an, si vous avez déjà votre bac, que vous pouvez effectuer dans un Centre de Formation d’Apprentis (CFA) ou dans un Greta. Les formations sont également accessibles aux personnes de plus de 26 ans. Cependant, la tâche est plus difficile pour trouver une entreprise proposant un contrat de professionnalisation, en effet, le coût d’un apprenti est plus élevé lorsqu’il dépasse 26 ans.

Il est également possible d’effectuer une formation niveau bac +5, par le biais d’universités créées par la chambre des métiers et de l‘artisanat, pour devenir chef d’entreprise.

3ème étape – Connaître les modalités d’accès à la création de son entreprise

La création ou la reprise d’une activité artisanale est encadrée. Ainsi, si vous souhaitez créer ou reprendre une entreprise artisanale, il vous faudra justifier d’un certain nombre d’années d’expérience selon le domaine choisi.

Avant d’immatriculer son entreprise au Registre des métiers, il faut réaliser un stage préalable à l’installation (SPI) de 4 à 5 jours pour un coût pouvant varier de 75 à 260 euros, celui-ci est obligatoire et a pour but de renforcer les compétences. En effet, ce stage permet d’acquérir des bases essentielles concernant la gestion d’entreprise notamment dans les domaines juridique, fiscal ou encore comptable.

4ème étape – Choisir son statut juridique

Le choix de son statut juridique est une étape importante et pas toujours facile. Il vous est possible de prendre contact avec votre chambre des métiers et de l’artisanat qui vous conseillera pour déterminer le statut le plus adapté à votre cas.

Toutefois, en attendant, voici les différents statuts juridiques les plus courants et leurs modalités associées :

  • Micro-entrepreneurs : Il remplace le régime initial « auto-entrepreneur », réservé aux employeurs et travailleurs indépendants, il n’est pas soumis au régime de la TVA. Le chiffre d’affaires est plafonné à 82 800 euros par an pour les entreprises d’achats et ventes de biens et marchandises et à 33 200 euros par an pour les autres entreprises.
  • Entreprise individuelle : Elle est gérée par une seule personne, sa responsabilité est engagée sur ses biens personnels, hors la résidence principale. L’immatriculation a lieu à la chambre des métiers (Centre de formalité des entreprises). Il faut également consulter un notaire pour établir une déclaration de patrimoine.
  • Entreprise individuelle à responsabilité limitée : Adopte les mêmes modalités que l’entreprise individuelle à la différence que la responsabilité est limitée au patrimoine d’affectation constitué par l’entrepreneur.
  • Société à responsabilité limitée : Elle doit comporter au minimum deux associés et un capital de départ, le patrimoine personnel quant à lui est protégé, en effet, ce statut endette les associés uniquement dans la limite de leurs apports.
  • Société anonyme : Elle nécessite la présence de sept associés et un capital minimum de 37 000 euros. Cette forme juridique est complexe et contraignante car un commissaire aux comptes doit contrôler la régularité des comptes annuels.

5ème étape  – Les aides à la création d’entreprise

Plusieurs organismes existent pour aider financièrement les entrepreneurs. Si vous souhaitez compléter vos financements, au moment de la création de votre entreprise, ces organisations peuvent vous aider :

La SIAGI est une filiale de l’APCMA et des chambres des métiers et de l’artisanat, elle permet aux entreprises artisanales d’accéder plus facilement aux crédits. Son intervention offre une diminution des garanties personnelles que doivent fournir les entrepreneurs.

L’association France active est un réseau de proximité qui permet aux personnes en difficulté de créer leurs entreprises individuelles.

6ème étape –  Réaliser les formalités

Il existe différentes formalités à réaliser lors de la création de son entreprise. Tout d’abord, vérifiez que le choix du nom de votre entreprise n’a pas déjà été déposé en tant que marque sur le même secteur d’activité que le vôtre. Puis, enregistrez votre entreprise auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE), le centre compétent est celui de la chambre des métiers de l’artisanat du département dans lequel vous installez votre entreprise. Il permet d’avoir un seul interlocuteur et un seul document pour les déclarations aux différents organismes : INSEE, service des impôts etc.

Il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

Stéphanie JOURDAIN

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