Les centres d'affaires s'adaptent aux nouvelles formes de travail

Les nouvelles façons de travailler

Les espaces de travail traditionnels laissent peu à peu place à des modes d’organisation qui se veulent de plus en plus flexibles et audacieux. Les travailleurs bénéficiant de ce nouveau modèle dit « nomade »,  sont multiples.

Les sans bureaux fixes ou le poste de travail moderne ?

Le bureau traditionnel ne semble plus correspondre au modèle organisationnel présent. Les entreprises tendent vers un management de plus en plus souple et certaines d’entres elles transitent d’un mode pyramidal vers une gestion transversale. Le besoin croissant d’autonomie et la polyvalence des salariés rendent obsolète le système actuel de pilotage des activités. Ces nouvelles façons d’administrer les ressources de l’entreprise impactent tacitement la façon de travailler. Le remaniement des modes de management n’explique pas à lui seul l’émergence des « sans bureaux fixes », effectivement, d’autres facteurs peuvent également le justifier, notamment la perception, en pleine mutation, des particuliers vis-à-vis du cadre de travail. En effet, la génération Y, selon l’enquête « mon bureau de demain », ne serait pas attirée par le bureau classique. Ces individus mobiles et connectés sont 73 % à privilégier les espaces de travail collectifs et 93% déclarent ne plus vouloir travailler dans un bureau classique. D’ailleurs, pour 40% l’espace de travail est un facteur déterminant dans la sélection de leur entreprise.

Pour l’heure, une étude réalisée par « polycom» sur les espaces de travail futurs révèle que 30 millions de personnes travaillent à domicile au moins une fois par semaine aux États-Unis, chiffre qui devrait augmenter de 63% au cours des cinq prochaines années. Cette nette augmentation n’est pas anodine, et plusieurs facteurs peuvent l’expliquer : les travailleurs aspirent de plus en plus à concilier leur vie professionnelle et familiale mais également à diminuer les problématiques liées au transport. Selon l’étude, 95% des personnes interrogées estiment que l’équilibre entre travail et vie personnelle est important pour eux, et 69% affirment que le travail flexible est essentiel pour soulager le stress lié au travail. Cette nouvelle forme d’organisation possède de nouveaux avantages tant pour les salariés que pour les entreprises. Les salariés mobiles sont plus autonomes, ils disposent d’une plus grande souplesse et d’une plus grande liberté d’organisation, leurs capacités à se concentrer sont renforcées grâce à un cadre de travail plus serein. Les entreprises, elles, notent que la quantité de travail fourni par ses salariés « sans bureaux fixes » augmente et que l’aménagement des surfaces de travail est optimisé.

Toutefois, l’élément capital justifiant de cette « révolution organisationnelle » est sans doute dû à la transformation numérique et l’émergence d’outils digitaux. La numérisation des documents de travail, le cloud computing ou encore les logiciels collaboratifs sont autant d’éléments qui rendent techniquement possible  le télétravail, c’est-à-dire, la possibilité de recevoir des informations en temps réel quelle que soit sa position géographique. Cette avancée technologique réaménage l’organisation du poste de travail de manière générale. En effet, le bureau nomade ne se restreint pas seulement au télétravail, il profite également à tous types de travailleurs sous différentes formes.

Les centres d’affaires, une réponse à la mobilité croissante ?

La transformation digitale permet, depuis un certain nombre d’années, d’accéder à toutes les informations essentielles de l’activité d’une entreprise à distance. C’est pourquoi, il devient simple de travailler depuis chez soi ou encore dans des locaux dédiés à ce nouveau phénomène : les espaces de coworking. Ces nouveaux espaces permettent tant aux salariés qu’aux indépendants de travailler au sein d’un centre d’affaires. Le principe est de partager un lieu ainsi que des équipements; les frais  sont donc à moindre coût car partagés. De plus, ce concept répond à une problématique actuelle notable : la mobilité des travailleurs. En effet, les contrats sont flexibles et sans engagements, il existe plusieurs formules telles que des forfaits à l’heure, à la journée, au mois ou encore à l’année pour obtenir un bureau individuel ou un espace commun. Le coworking permet de réaliser des gains de temps considérables grâce à la prise en charge des tâches administratives concernant la gestion des locaux ou encore du matériel. Ils favorisent également le networking, autrement dit, l’échange et la capitalisation des compétences dans différents domaines tout en rompant l’isolement pour les travailleurs indépendants et les startups. Ainsi, les freelances disposent d’un espace de travail collaboratif regroupant différents profils pouvant être complémentaires et stimulants, ce qui représente une véritable valeur ajoutée pour leur activité.

Cependant, le coworking ne s’adresse pas à tout le monde, seules les entreprises ayant une activité dématérialisée peuvent adhérer à ce type de structure.

Stéphanie JOURDAIN

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